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L'IRRESPONSABILITE CRIMINELLE DU PAPE BENOIT XVI Une nouvelle fois, l’Eglise
catholique a apporté la preuve de son irresponsabilité devant un problème
dramatique qui frappe essentiellement les pays africains : le SIDA. Depuis toujours, l’Eglise catholique s’est déclarée ouvertement hostile à toute méthode de contraception. Elle l’avait déjà fait en s’opposant à la pilule en 1968, interdisant alors aux femmes de gérer elles-mêmes leur sexualité. Aujourd’hui, sans le nommer, le pape Benoît XVI s’oppose à l’utilisation du préservatif, arguant, comme son prédécesseur Jean-Paul II, que seule la « fidélité dans le couple » préserve à cent pour cent des MST et donc du SIDA. (Ce qui est faux. L'un des deux conjoints peut avoir contracté le SIDA; lors d'une transfusion sanguine, par exemple.) Autre argument : le préservatif n’est efficace qu’à 90 %, ce qui est confirmé par l’OMS. D’après l’Eglise, son utilisation serait donc sujette à risque. C’est vrai, mais elle diminue aussi ces risques par 10. Depuis toujours, afin d’assurer sa domination sur les peuples, l’Eglise s’est instaurée en moraliste vis-à-vis du sexe, allant même jusqu’à interdire à ses prêtres de se marier. Ce comportement est une aberration totale, puisque les relations sexuelles font partie des joies essentielles de la vie. L’Eglise les condamne depuis des siècles, et se trouve ainsi responsable des générations de frustrés qu’elle a engendrées. Elle est aussi responsable de la pédophilie de certains de ses prêtres, et ce ne sont pas les regrets tardifs de Benoît XVI lors des rencontres d’Australie qui y changeront quelque chose. Il ne faut pas oublier que cette triste réalité a été trop longtemps occultée par l'Eglise. Dans le cas du SIDA, l’Eglise fait preuve une fois de plus de son irresponsabilité. Elle refuse de voir la vérité en face, c'est-à-dire que les Africains aiment les relations sexuelles (et on les comprend). Ils doivent donc pouvoir en profiter sans mettre leur vie en danger, et l’utilisation des préservatifs en est un moyen. L’Islam a agi dans ce sens et prône son utilisation. En s’appuyant sur la domination qu’elle exerce sur les esprits, l’Eglise catholique commet un crime impardonnable en incitant des gens qui auraient pu se protéger à mettre leur vie en danger. Cette mise en garde stupide n’aura évidemment aucun effet sur les non catholiques, mais beaucoup de catholiques africains (et d’ailleurs !), soucieux de ne pas désobéir au pape, contracteront la maladie parce qu’ils auront, malgré tout, des relations sexuelles. Ils tomberont malades, une grande partie mourra, après avoir contaminé de nombreux partenaires. Voilà pourquoi il s’agit d’un crime impardonnable, car l’idée en
émane d’une autorité qui exerce une domination sur les esprits et detient de ce
fait une responsabilite qu’elle n’assume pas. Cette attitude de l’Eglise a bien sûr provoqué une levée de boucliers et une vive polémique. La seule réponse trouvée par le Vatican a été d’affirmer qu’elle a été « orchestrée par les fabricants de préservatifs ! ». Je n’ai personnellement aucun intérêt dans une quelconque entreprise de fabrication de préservatifs, mais je m’élève avec la dernière virulence contre cette nouvelle attitude. L’Eglise catholique est totalement aveugle aux réalités du monde. En voulant s’accrocher à des principes idéalistes très contestable et en usant de son pouvoir sur les esprits faibles, ou affaiblis par lesdits principes, elle commet, encore une fois, et indirectement, une action criminelle. Malheureusement, elle n’est pas la première… |