Les fumeurs pris en otages

Je ne suis plus fumeur depuis déjà pas mal d’années et la fumée me dérange beaucoup. Je ne me sens donc pas du tout concerné par les hausses successives du tabac. Cependant, je pense aussi que fumeurs et non-fumeurs peuvent vivre ensemble en se respectant mutuellement. C’est une question de bon sens et de courtoisie.

Mais il y en a marre de l’hypocrisie et du cynisme développés par les autorités actuelles ! Il y en a marre de faire culpabiliser les fumeurs et de les taxer de manière scandaleuse alors que les vrais responsables sont ailleurs !

Les fabricants de tabac, - français et étrangers – sont les premiers responsables

Tout le monde sait aujourd’hui que les cigarettes – même les prétendues ultra-hyper-light - contiennent des produits destinés à créer une accoutumance chez l’utilisateur, afin de créer un « marché captif ». Les jeunes, plus fragiles, constituent des cibles privilégiées pour les fabricants, tout comme ils sont des proies faciles pour les trafiquants de drogue et les marchands de faux rêves du style Endémol.

Lorsque l’on a commencé de fumer, il est très difficile d’arrêter, en raison des saloperies additives comme, par exemple, l’ammoniaque, dont le rôle consiste à expédier plus rapidement la nicotine vers le cerveau et ainsi créer très vite une sensation de manque.

Les produits contenus dans les cigarettes sont hautement cancérigènes, et pourtant librement autorisées à la vente, avec la complicité de l’état.

 

Les laboratoires pharmaceutiques l’ont bien compris, qui se sont lancés dans la fabrication de « patches » très chers et non remboursés par la Sécurité Sociale, destinés au sevrage des « coupables ».

 

Le gouvernement profite honteusement de l’occasion pour augmenter les prix du tabac et ainsi se remplir les poches en pointant du doigt ces pollueurs  criminels que sont les fumeurs. Officiellement, on s’appuie sur le fait que, plus les cigarettes seront chères, plus les fumeurs seront enclins à s’arrêter. Mais officieusement, on sait parfaitement qu’une grande majorité de fumeurs – devenus esclaves du tabac - continuera à fumer. Hypocrisie et Cynisme !

 

Il y en a marre que l’on nous prennent pour des cons !

Mes lecteurs me pardonneront cette formule un peu grossière, mais il fallait que ça sorte.

 

Les fumeurs ne sont pas des pollueurs criminels mais des VICTIMES !

Il est trop facile de dire qu’ils n’ont qu’à arrêter. Arrêter demande un effort de volonté d’autant plus intense que les cigarettes sont fabriquées justement pour que l’on ne puisse pas arrêter.

 

J’accuse :

1 - Les fabricants de tabac de fabriquer, en toute connaissance de cause et dans le but de se remplir les poches, des cigarettes contenant des produits gravement néfastes pour la santé, et ceci depuis des années et alors que les méfaits desdites cigarettes a largement été démontré. Pourquoi sont-elles les seuls produits dont on ne peut pas, contrairement à tous les autres, obtenir la composition exacte ?

 

2 – Les laboratoires pharmaceutiques de réaliser des bénéfices plantureux en vendant très cher des patches destinés à sevrer les fumeurs.

 

3 – Le gouvernement Raffarin (et les autres avant lui) de profiter du phénomène pour remplir les caisses de l’état en augmentant le prix des cigarettes (dans lequel les taxes entrent pour plus de 80 %) de manière scandaleuse, créant ainsi les conditions favorables à la contrebande et un malaise bien compréhensible chez les buralistes. Ils n’ont, eux, aucun pouvoir pour intervenir sur la qualité des produits qu’ils vendent, pourtant, comble du cynisme, on a laissé se répandre l’idée qu’ils vendent sciemment du poison. Diviser pour mieux régner…

 

Il faut respecter la liberté individuelle. Les fumeurs ont le droit de fumer un produit conforme à la nature, c’est-à-dire une cigarette non trafiquée.

 

Je propose :

1 - Que la vente des cigarettes, tabac à rouler et cigares contenant toute autre substance que du tabac (hormis un papier spécialement étudier pour ne pas être nocif) soit purement et simplement interdite.

2 - Que l’on exige des fabricants des cigarettes ne contenant QUE du tabac. Elles contiendront bien sûr de la nicotine, mais celle-ci ne se transmettra plus aussi vite au cerveau et leur effet sera donc moins nocif en diminuant notablement l’effet d’accoutumance.

3 – D’organiser une vraie campagne d’information des jeunes, campagne qui tiendra compte des éléments développés ci-dessus et qui dénoncera bien entendu les méfaits du tabac, même naturel. Le but à atteindre n’est pas de favoriser l’utilisation du tabac pur, mais d’inciter sérieusement les jeunes, en les responsabilisant et en leur montrant la vérité, à ne pas commencer à fumer. Ce n’est pas ce que l’on fait actuellement !

4 – Que, dans le cas où cette arnaque scandaleuse ne cesserait pas, les fumeurs prennent la liberté de faire pousser leur propre tabac chez eux. Le tabac est une plante, donc un produit de la nature, sur laquelle il ne peut exister de brevet. Il est donc illégal d’interdire aux utilisateurs de faire pousser du tabac, tant que celui-ci se limite à la consommation personnelle et ne donne pas lieu à un trafic commercial. Ou bien, si le gouvernement veut rester logique, puisqu’il interdit la culture de plantes telles que la marijuana, il doit aussi interdire la culture du tabac, mais aussi sa vente.

 

Cette solution présente plusieurs avantages :

1  - Tout d’abord, l’accoutumance sera beaucoup moins forte et l’arrêt du tabac en sera facilité. Rien n’empêchera d’ailleurs les laboratoires fabricants de patches de continuer à les vendre. Ils en vendront moins, c’est tout.

2 - L’état devra revoir les taxes à la baisse, ce qui favorisera les débitants de tabac et diminuera la contrebande.

3 – Les cigarettes ne contenant plus « d’exhausteurs de goût » sembleront sans doute moins attractives aux utilisateurs, ce qui facilitera l’arrêt du tabac, ou tout au moins une utilisation moindre. Il sera possible de ne fumer que deux ou trois cigarettes par jour sans créer très vite une sensation de manque.

4 – Enfin, les fumeurs ne se sentiront plus brimés et culpabilisés par ceux-là même qui les exploitent.

 

Les seuls capables de prendre les bonnes décisions sont nos gouvernants. S’ils sont aussi honnêtes qu’ils le prétendent, qu’ils les prennent !